[ La nature, mon point d’ancrage, mon terrain de jeu ]
La nature est partout dans mon travail. Elle n’est pas seulement une source d’inspiration, elle est un terrain de jeu, un dialogue constant, une évidence. Elle guide mes gestes, influence mes choix, s’impose dans mes matières et mes formes. Elle est brute, imprévisible, libre, comme je veux que le soit mon processus de création.
C’est dans la nature que je trouve l’impulsion. Un détail presque invisible, une écorce fissurée, l’ombre mouvante d’une feuille sur une pierre suffisent à déclencher une idée. Je n’ai pas besoin de la copier, juste de l’observer. Son équilibre est parfait, son chaos inspirant. Elle me rappelle que rien n’est figé, que tout évolue, que la beauté naît souvent de l’accident, du hasard, du temps qui marque et transforme.
Travailler la matière, c’est comme marcher en forêt, longer un rivage, sentir le vent sur sa peau. Il faut être attentif, jouer avec ce qui est là, accepter que tout ne se maîtrise pas. Chaque pièce que je crée cherche à s’intégrer dans cet univers, à lui faire écho. Placée sur une souche, dans la mousse, sous un ciel orageux, elle reprend sa place, elle appartient à quelque chose de plus grand.
La nature est mon point d’ancrage, ce qui donne du sens à mon travail. Elle est une source infinie d’idées, d’expériences, de sensations. Elle me pousse à expérimenter, à explorer, à ne jamais me répéter. Elle m’apprend surtout à créer avec humilité, en sachant que tout ce que je façonne un jour retournera à elle.
Cette dernière image en noir et blanc marque une transition. Un dernier regard épuré avant de laisser place à la couleur, à l’ambiance, à l’atmosphère Nōta. La matière va vibrer autrement, les nuances vont s’inviter, la lumière va révéler chaque détail. Il est temps de plonger pleinement dans l’univers que je façonne, où chaque teinte raconte une histoire, où chaque ombre trouve son éclat.
Nōta.














